Description
Affiche-Lithographie ; Largeur 70cm x hauteur 51cm ; image largeur 60cm x hauteur 45cm ; cadre blanc : haut, bas : 2,7cm gauche droite : 5cm ; Imprimée en quadrichromie offset sur du Papier Couche 350g Satiné-Mat ; Aucun logo en bas de l’affiche ; Prix 15 Euros
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5 | 2.7 | 5 | 2.7 |
Affiche-Programme ; Largeur 40 x hauteur 60 cm ; Imprimée sur du papier Papier Couche 135g brillant ; Bords blancs autour de l’affiche, haut et bas 2,5cm, côtés droit et gauche 0,5cm ; dans la bande blanche en bas de l’affiche, deux gros logos, Crédit Agricole et France Inter, et vingt petits logos ; Prix 5 euros
Bruno Théry
A chaque travail sur une affiche de « Jazz à Vienne » un temps de création. Au-delà du rythme incessant de production d’affichespour des spectacles et événements divers, des nécessités, des évolutions artistiques, plastiques me mènent sur des pistes nouvelles. Une affiche est une réflexion par rapport à une communication, mais c’est aussi un travail plastique qui est mis en œuvre et qui fait évoluer la pensée. D’une expression plutôt froide et conceptuelle au début de ma collaboration avec « Jazz à Vienne » je glisse vers des harmonies plus chaudes, et des modes graphiques plus aléatoires voire expressionnistes, la sensation et l’émotion tendent à prolonger et enrichir les idées. Il me semble aujourd’hui que je dois faire confiance à l’intelligence de mes mains et au déroulement de mes émotions. Je crois que je dois improviser, qu’à force de vouloir trop contrôler, je me bride. Après m’être inspiré de maîtres classiques, comme Tiépolo ou Raphaël, au grand plaisir de Jean-Paul qui se gausse de ma modestie, j’ai eu ma grande période Gauguin , Marc, Bonnard et rêve aujourd’hui de Picasso, Dubuffet et de masques africains.
Cette affiche est celle de la 31e édition, juste après le 30e anniversaire qui est déjà un âge avancé pour un festival, même si celui-ci est en pleine santé. Il m’a semblé que l’on pourrait dire que c’est la première édition après le trentième anniversaire, le nouvel AN 1, promis à une longue vie et à un bel avenir.
Pour l’affiche on pourrait imaginer un dessin d’enfant, un dessin que tous les enfants peuvent dessiner, un dessin dans lequel tout le monde se reconnait, vous savez comme la réflexion habituelle devant une peinture de Picasso: « Mon gamin pourrait en faire autant » et le jour où les enfants feront Picasso…Et ce même Picasso qui disait : « J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant… »
Dr Phil
PROTEE, Le protée est un animal étrange qui a suscité la curiosité des chercheurs depuis qu’on en a remarqué l’existence. Il vit naturellement dans les eaux stagnantes des grottes profondes, sans lumière… Mais sa particularité la plus étrange est sa surprenante longévité, surtout pour un animal de si petite taille (à peine 20 centimètres de long) : on en a observés de plus de cent-vingt ans ! La seconde particularité, peut-être liée à la première, c’est qu’il a une période d’activité d’environ 5 minutes par 24 heures ! Ce qui ne facilite pas son observation scientifique. Il est, en fait, caractérisé par sa « néoténie » : le fait qu’il reste immature toute sa vie ; il a quasiment une peau de bébé et conserve les caractères d’une sorte d’enfance éternelle.
(d’après un article scientifique du Libération du 3 avril 2011)
Propro s’était levé d’excellente humeur ce soir-là. Il s’étira, bâilla aux corneilles (dont il n’avait pas la moindre idée) et s’étira encore dans la douce obscurité de la grotte. Il était tout luisant d’eau visqueuse, et son gros œil de dragonnet débonnaire s’ouvrait tout rond sur sa face plate. Il semblait se souvenir de quelque chose… C’est le moment, se dit-il après un temps de réflexion ! Et il replongea quelques instants dans la mare noirâtre et nauséabonde pour en sortir sa contrebasse, gluante et mauve comme une savonnette à la lavande. Il l’enserra tendrement de ses longs bras sans force, et se dit qu’il allait gratter l’accord qu’il avait commencé à apprendre la veille. Il réfléchit longuement à la position de ses mains sur l’instrument, tout joyeux du contact avec le bel objet. Il commençait même à taper des pieds, tandis que le rythme lui revenait en mémoire, et que ses dents de clavier s’agitaient sur sa carapace molle. Mais il fut brutalement pris d’une grande envie de dormir, et lâcha sans même s’en rendre compte la contrebasse muette qui alla couler au fond de la marre. Il s’endormit avec dans la tête une bulle de pensée qui essayait de dire : « ce sera pour demain »…
Note : les photos en ligne intègrent la signature de l’artiste en filigrane, celle-ci ne figure pas sur les affiches en vente.